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Il y a à peine quelques semaines, je réfléchissais à un article sur les poules et élaborais les grandes lignes d'un petit bilan puisque la petite vie au poulailler commençait à être paisible et organisée.

Finalement, je me disais que mes poules sont assez raisonnables, elles ont leur petites habitudes et même si elles ont toujours cette fâcheuse tendance à vouloir sortir de l'espace imparti, elles font de moins en moins de dégâts dans les massifs : un petit Tuuuu tuuu tuuuuuut suffit à les faire remonter en direction du poulailler. D'ailleurs, elles ont à peu près repéré les endroits où elles peuvent aller et les endroits interdits (car bizarrement des pommes des pins les poursuivent !).

Assez satisfaite du poulailler et de la clôture sans trop de frais j'allais en dire quelques mots par ici... Et pis, je ne sais pas ce qui m'a pris ; je me suis dis que c'était le moment de prendre d'autres poules... pour avoir plus d'oeufs et le plaisir de détenir de jolis spécimen... Et oui, je voulais des poules de luxe, quoi ! Je me suis rapprochée d'un éleveur et, pendant les vacances, j'ai visité son installation et craqué sur deux mini-poules ! Il m'en a même offerte une troisième contre bon soin ; et je suis rentrée à la maison avec les plus petites poules du monde !
En effet, mes mini-poules semblent plus petites que des pies !

Deux naines hollandaises (hollandskriel) et une anglaise (sebrigth) ont rejoint les désormais pédantes Wendy (la noire) et Daisy (la rousse) braves poulettes prolétaires et bonnes pondeuses. A peine arrivée à la maison, je me suis dit mais qu'ai-je fait comme bêtise ?! C'était si simple avant !

Elles sont petites et farouches, volent presque comme des vrais oiseaux, se faufilent partout, sont impossibles à attraper sans un filet à papillon (ça tombe bien, je n'en ai pas !).

J'ai dû penser aux présentations : la différence de gabarit me faisait assez peur (à raison d'ailleurs)... d'abord laissées dans la cage de transport du chat pour la première journée, il a bien fallu coucher tout le monde ensemble... et là c'est le drame : tout le monde s’envole de partout !! La noire prénommée Réglisse, sebright de son état, s'est envolée dans l'arbre et, de branche en branche, elle s'est retrouvée assez haut (je n'ai pas de photo d'illustration, vous ne m'en voudrez pas, je n'ai pas fait de scène de reconstitution des faits). Armé d'un bambou, on lui a fait peur pour essayer de la faire descendre (pas question de lui faire passer sa première nuit ici dehors vu les prédateurs (chats) et qu'elle ne sait même pas où est son futur foyer...). La pauvrette a fini par aller chez le voisin (qui n'était pas là) se planquer au coeur d'un arbuste. J'ai essayé de grimper chez lui mais impossible d'accéder à son jardin, la nuit commençait à tomber... On a finalement réussi à obtenir les clefs de son portail par un voisin qui avait un double. Armée d'une lampe frontale me voilà à fouiller les bosquets à la recherche de ma poule naine et noire (une aiguille dans une botte de foin) ! Un moment plus tard, je suis de retour à la maison avec ma mini-poule sous le bras et zou les trois petites ont dormi dans la "boite" du chat placé dans le poulailler ! Pas question de risquer une autre évasion !!

Sur l'introduction de nouvelles poulettes au poulailler :
il faut y aller mollo...
Sinon caquetage et grosse baston à prévoir...

Première journée : on peut se voir et se sentir mais pas se toucher !  Donc dans une cage bricolée avec du grillage à poule à placer dans l'enclos -mais je n'avais plus ça en stock et vu leur gabarit, à trois dans la cage de transport du chat il y avait même de la place pour l'eau et les graines (et le chat) !!
Première nuit pareil, tout le monde dans le poulailler, les nouvelles doivent être protégées pour ne pas être piquée et attaquée par les anciennes !
Les nuits suivantes on pourra les mettre ensemble... une astuce consiste à parfumer chaque cocotte pour faciliter la cohabitation ! Les nouvelles poules n'ont pas du tout la même odeur que mes premières et même moi je m'en rends compte ! Depuis les naines, le poulailler n'a pas la même odeur, (si je vous assure : les crottes des p'tites ne sentent pas comme les crottes des grosses, je sais c'est passionnant) si moi je m'en rends compte, on peut comprendre que ces deux poulettes de quelques mois mais déjà vieilles filles soient perturbées au plus haut point !

Le soir, lorsqu'elles rentrent naturellement au poulailler, elles sont plus calmes c'est le moment idéal pour les soins. Dans le cas de poules trèèèèès farouches, comme les miennes (enfin pour l'instant), cette information est précieuse : après des heures de planque dans le poulailler pour essayer d'attraper une des poules que je suspecte avoir la gale des pattes et une autre qui a une petite plaie vers l’œil je me suis dit que je me serais épargnée bien du mal à juste attendre la nuit tombée pour les attraper et hop en moins de 5 minutes les deux mémères étaient de retour dûment tartinées sur le perchoir !!!
Le soir est donc le moment idéal pour mettre tout le monde au dodo sans surveillance ou presque. Le lendemain matin, j'ai quand même préféré faire sonner mon réveil dès le lever du jour (c'était les vacances grrrrr !!) pour ouvrir la porte et éviter un carnage car mes deux anciennes ne se privent pas de maltraiter les p'tites nouvelles dès qu'elles y voient un peu clair !!

En journée, les deux anciennes crient à l'intrus, collées à la porte du poulailler, suppliant ainsi qu'on les sorte de là. Comme je suis brave et que j'étais en vacances, elles sont sorties à leur guise ainsi tous les jours.
Le soir est un moment délicat tout de même : je surveille l'installation des 5 poulettes sur le perchoir et c'est parfois un peu compliqué : je dois les déplacer en fonction des affinités pour que ça passe au mieux et vite refermer la porte pour qu'elles ne voient plus leur proche voisine...

Quel boulot ! Comme j'étais bien au calme avant... le perchoir suffisait à mes deux grosses, elles obéissaient presque, le grillage leur suffisait et ses failles n'était pas un problème...
Pour les petites, le grillage est trop bas : elles s'envolent facilement à 3m voire 4m, se faufilent dernière le grillage qui entoure approximativement l'arbre dans le prolongement de la clôture, passent à travers le grillage de la porte et restent planquées SOUS le poulailler si bien que je ne peux ni les voir ni les attraper !!

Je reviendrais sur la petite transformation du poulailler en duplex mais sans plus attendre je vous présente mes trois nouvelles poules : Réglisse, Poupette et Grisette.

 

Réglisse

Ci-dessus, Réglisse, sebrigh

Réglisse est la plus téméraire et indépendante. mais Grisette s'est vite ralliée à sa cause !

 

Grisette

Ci-dessus, Grisette, poule naine hollandaise

 

 

Poupette

Et enfin Poupette, hollandaise, qui fait sa mue (elle ressemble à Grisette mais elle a plus de marron)

Poupette sort rarement de l'enclos, elle fait un peu bande à part et se couche vraiment tôt, je ne sais pas si c'est la mue qui la fatigue (??) Il arrive bien-sûr qu'elle se joigne aux deux p'tites copines mais elle a tendance à sortir carrément du terrain et aller sur le chemin (le poulailler est vraiment en limite, à côté du portail). Je n'ai pas envie d'aller la chercher elle aussi dans la haie du voisin !! Une fois même je croyais l'avoir perdue (autant elle s'était planquée dans le poulailler, elle est si petite) mais à la nuit tombée, j'ai été surprise et rassurée de la trouver sur le perchoir !

Depuis que je les ai, c'est plus compliqué qu'avant, je dois me lever tôt exprès pour ouvrir la porte du poulailler afin qu'elle ne s'entretuent pas là-dedans ! Mais celles-là aussi je les aime déjà et j'espère que je pourrais les apprivoiser davantage.

A suivre...

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